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Mol (30/04/2014, 09h20)
PARIS (Dow Jones)—Les prix à la production ont de nouveau reculé en
France au mois de mars, a indiqué mercredi l’Institut national de la
statistique et des études économiques (Insee).

L’indice des prix à la production a reculé de 0,4% le mois dernier par
rapport à février, et de 2% par rapport à mars 2013.

Ca sent pas bon du tout. La déflation rend risqués les projets qui
paraissaient rentables au moment où on les a lancés...
Alabenne (30/04/2014, 13h35)
"Mol" <molagnon> a écrit dans le message de news:
bsbmiqFdc3pU1...
| PARIS (Dow Jones)—Les prix à la production ont de nouveau reculé en
| France au mois de mars, a indiqué mercredi l’Institut national de la
| statistique et des études économiques (Insee).
|
| L’indice des prix à la production a reculé de 0,4% le mois dernier par
| rapport à février, et de 2% par rapport à mars 2013.
|
| Ca sent pas bon du tout. La déflation rend risqués les projets qui
| paraissaient rentables au moment où on les a lancés...

Me semble pas que la déflation soit à prendre en compte pour
l'évaluation de la pertinence d'un projet, pas plus que de l'inflation
d'ailleurs. Le projet se juge non à ses résultats prévus, mais à ses
résultats réels, le jour où ils sont réels justement.
Qu'ils soient présentés en dollars, en euros, en euros réévalués par
rapport aux euros du démarrage du projet ne change rien à la réalité.
Sauf si le projet consiste à évoluer d'un secteur en déflation vers un
secteur en inflation, ou inversement, bien sûr.
Mol (30/04/2014, 15h42)
Le 30/04/2014 13:35, Alabenne écrivit :
[..]
> l'évaluation de la pertinence d'un projet, pas plus que de l'inflation
> d'ailleurs. Le projet se juge non à ses résultats prévus, mais à ses
> résultats réels, le jour où ils sont réels justement.


Tout à fait. Donc les projets en cours ont été lancés sur la base d'une
rentabilité avec les prix de vente qui prévalaient à ce moment-là. Les
prix de vente ayant baissé de 2% par rapport aux projections, la
rentabilité du projet a perdu en gros 2 points. La marge idem.

> Qu'ils soient présentés en dollars, en euros, en euros réévalués par
> rapport aux euros du démarrage du projet ne change rien à la réalité.
> Sauf si le projet consiste à évoluer d'un secteur en déflation vers un
> secteur en inflation, ou inversement, bien sûr.


Tout projet consiste à évoluer d'une date vers une période plus ou moins
longue ultérieure, en dépensant beaucoup au début et en récoltant
beaucoup à la fin. La déflation diminue la récolte alors que les
dépenses sont déjà faites. Elle réduit également les perspectives futures.
La déflation favorise l'épargnant en cash par rapport à l'investisseur.
Donc si on pense que la déflation arrive, il faut vendre et garder son cash.
Alabenne (30/04/2014, 21h09)
"Mol" <molagnon> a écrit dans le message de news:
bsccufFi0g8U1...
|
| Tout à fait. Donc les projets en cours ont été lancés sur la base
d'une
| rentabilité avec les prix de vente qui prévalaient à ce moment-là. Les
| prix de vente ayant baissé de 2% par rapport aux projections, la
| rentabilité du projet a perdu en gros 2 points. La marge idem.
|

oui mais ces 2% de perte nominale, tu les regagnes sur les achats que
tu vas faire avec le cash en retour, si le projet est gagnant, ou
seulement à l'équilibre. (Si le projet est perdant, c'est sûr, ça
aggrave la perte, mais dans ce cas, même sans déflation, il ne fallait
pas le lancer) .
Si en plus, tu gardes le cash en retour au frigidaire quelque temps,
tu es gagnant, et tu n'as plus le stress de devoir réinvestir le plus
rapidement possible.

Quant à l'opinion que la déflation serait néfaste au bizness, j'ai des
doutes. Les secteurs où il y a eu le plus de déflation ces 40 dernières
années, l'électronique et l'informatique, sont toujours très
florissants.
Si on avait manoeuvré pour éviter la déflation dans ces secteurs, on en
serait au minitel. Bon d'accord, minitel amélioré version 7, mais
minitel quand même.

| La déflation favorise l'épargnant en cash par rapport à
l'investisseur.

L'investisseur qui investit son propre argent est indifférent à
inflation ou déflation.
Par contre, l'investisseur qui investit de l'argent emprunté, donc de
l'argent qui appartient à d'autres, plus ou moins consentants, ne peut
plus rendre en monnaie de singe en cas de stabilité des prix, et est
perdant en cas de déflation. Mais on ne va pas pleurer sur son sort, il
a joué, il a perdu, alors qu'il avait l'habitude d'escroquer ses
créanciers ; pour une fois, il y a un peu de justice immanente. Il se
refera sur un autre coup. Au pire, il fait faillite, et il ne doit plus
rien à personne.

| Donc si on pense que la déflation arrive, il faut vendre et garder son
cash.

La déflation ne peut pas arriver, ou alors seulement sur un secteur
économique ou géographique très limité,
Pour la raison simple que les endettés (au rang desquels les états pour
commencer) ont plus de pouvoir que leurs créanciers.
Il peut juste arriver que certains états manoeuvrent pour manigancer
sournoisement une instabilité monétaire ou une déflation chez certains
autres, mais bon, à la limite, c'est quand même moins atroce qu'une
guerre, et les autres n'ont qu'à faire gaffe pour ne pas donner prise à
ce genre de manoeuvre.
Mol (02/05/2014, 14h18)
Le 30/04/2014 21:09, Alabenne a écrit :
[..]
> Si en plus, tu gardes le cash en retour au frigidaire quelque temps,
> tu es gagnant, et tu n'as plus le stress de devoir réinvestir le plus
> rapidement possible.


Ca c'est bon si tu n'as pas emprunté pour ton projet. C'est pourquoi la
plupart des particuliers s'en moquent.
> Quant à l'opinion que la déflation serait néfaste au bizness, j'ai des
> doutes. Les secteurs où il y a eu le plus de déflation ces 40 dernières
> années, l'électronique et l'informatique, sont toujours très
> florissants.


Non, ça n'est pas de la déflation au sens où la baisse des prix de vente
était parfaitement prévisible au moment où on a lancé les
investissements. En informatique, les investissements prennent en compte
la loi de Moore.

> Si on avait manoeuvré pour éviter la déflation dans ces secteurs, on en
> serait au minitel. Bon d'accord, minitel amélioré version 7, mais
> minitel quand même.

De toute façon, on ne manoeuvre pas pour éviter la déflation, on
manoeuvre pour réduire les conséquences au cas où elle se produirait.
Mais dans certaines limites seulement, regarde les panneaux solaires, où
les industriels européens ont investi en sous-estimant la capacité de
Chinois à faire baisser les prix, et ont mis la clé sous la porte.
[..]
> créanciers ; pour une fois, il y a un peu de justice immanente. Il se
> refera sur un autre coup. Au pire, il fait faillite, et il ne doit plus
> rien à personne.


Vision bien française, où les business angels n'ont pas leur place, où
les créanciers sont des banques, et où les relations entre financeur et
financé sont à qui arnaquera le mieux l'autre. C'est vrai que c'est
encore plus préoccupant que la déflation.

> | Donc si on pense que la déflation arrive, il faut vendre et garder son
> cash.
> La déflation ne peut pas arriver, ou alors seulement sur un secteur
> économique ou géographique très limité,
> Pour la raison simple que les endettés (au rang desquels les états pour
> commencer) ont plus de pouvoir que leurs créanciers.
> Il peut juste arriver que certains états manoeuvrent pour manigancer
> sournoisement une instabilité monétaire ou une déflation chez certains
> autres, mais bon, à la limite, c'est quand même moins atroce qu'une
> guerre, et les autres n'ont qu'à faire gaffe pour ne pas donner prise à
> ce genre de manoeuvre.


Ben justement, les états n'ont pas le pouvoir de restaurer l'inflation
qui les arrangerait quand un certain seuil est franchi. Regarde le
Japon, 20 ans de déflation, et échec en cours des abenomics. L'Europe
est sur la corde raide, et la France au premier rang.
Alabenne (02/05/2014, 20h49)
"Mol" <molagnon> a écrit dans le message de news:
bshgpbFkodqU1...
|
| Ben justement, les états n'ont pas le pouvoir de restaurer l'inflation
| qui les arrangerait quand un certain seuil est franchi. Regarde le
| Japon, 20 ans de déflation, et échec en cours des abenomics. L'Europe
| est sur la corde raide, et la France au premier rang.
| >
|

Oui, on cite toujours le Japon.
Le Japon, c'est un état, parmi les 193 représentés à l'ONU.
Apparemment, les Japonais ont trouvé la combine pour résister aux
injonctions étatiques,
mais ce sont bien les seuls au monde.
Même quand un état convoque ses jeunes pour aller se faire casser la
gueule, il se fait obéir,
alors ce n'est pas un peu de déflation, même pas organisée, qui va lui
résister.
Elle serait organisée par les bonnets rouges, ou par les syndicats de
fonctionnaires, oui, peut-être il n'oserait pas trop s'y attaquer.
Mais on n'en est pas là.
Mol (03/05/2014, 08h10)
Le 02/05/2014 20:49, Alabenne a écrit :
[..]
> Apparemment, les Japonais ont trouvé la combine pour résister aux
> injonctions étatiques,
> mais ce sont bien les seuls au monde.


Entre décembre 1929 et mars 1933, les prix ont baissé de 27 % aux
États-Unis.
Alabenne (03/05/2014, 10h24)
"Mol" <molagnon> a écrit dans le message de news:
bsjfj3F2oubU1...

|
| Entre décembre 1929 et mars 1933, les prix ont baissé de 27 % aux
| États-Unis.
|

oui, aussi, mais on oublie qu'entre 1929 et 1933, les États-Unis étaient
encore un pays relativement libre qui intervenait assez peu finalement
dans les processus économiques.
Depuis, Roosevelt est passé par là, les États-Unis sont devenus un état
bureaucratique comme les autres, (si ce n'est pire), qui a pris des
dispositions pour préserver ses intérêts en tant qu'état.
Je ne sais pas si tu as eu l'occasion de voir ce qu'était une
déclaration de revenus d'un particulier aux états-unis. Comme
méticulosité bureaucratique, c'est difficile de faire pire : la
déclaration française, c'est de la petite bière à côté.
Pareil, autre signal du totalitarisme qui s'est développé aux États-Unis
: la révélation des espionnages généralisés des conversations
téléphoniques opérés par la NSA qui feraient presque apparaître les
espionnages et la mise en fiche de la population de la défunte Stasi
comme un aimable amateurisme. Et le type qui en a fait la révélation,
obligé de se réfugier en Russie, (oui, en Russie !). Sans que ses
affirmations soient
démenties, d'ailleurs : Les États-Unis ne lui reprochent pas d'avoir
menti, ils lui reprochent d'avoir dit une vérité qui devait rester
secrète.
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