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Topinambour (15/12/2019, 13h46)
Si même les echos le disent...

[..]

Le vélo, un moyen de transport qui ne demande qu'à grandir

Les Français redécouvrent les vertus de la « petite reine » à la faveur
de la grève dans les transports publics. La part des déplacements à vélo
(3 %) reste extrêmement faible dans l'Hexagone par rapport à d'autres
pays européens. L'Etat et certaines villes sont toutefois en train de
changer de braquet.

Les rues de Paris sont remplies de cyclistes depuis le début des grèves
dans les transports publics.

Peu importe les ondées automnales, les températures fraîches et
l'absence d'infrastructures sur certains tronçons. A la faveur de la
grève dans les transports publics contre la réforme des retraites , des
nuées de néocyclistes se mêlent aux habitués de la « petite reine »
depuis plusieurs jours dans les grandes villes.

L'allure est parfois un peu hésitante. Mais la bonne volonté ne manque
pas. « Je n'imaginais pas qu'il ne me faudrait que trente minutes pour
aller dans le centre de Paris », sourit Sarah, une habitante de Vanves
(92) qui a acheté un vélo en prévision du mouvement social.

L'histoire du vélo est teintée des couleurs bleu-blanc-rouge. Le brevet
de l'ancêtre de la bicyclette - la draisienne - a été déposé en France
en 1818 par l'Allemand Karl Drais. Les artisans Pierre Lallement et
Pierre Michaux ont contribué à la modernisation de ce véhicule dans la
deuxième partie du XIXe siècle. « Cependant, en France, tout se passe
comme si, trop souvent, le vélo restait un sport, beaucoup plus qu'un
moyen de transport », constatait Edouard Philippe en septembre 2018.
La France à la traîne

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. La part du vélo dans l'ensemble des
déplacements stagne à environ 3 %, contre 10 % en Allemagne, 12 % en
Belgique et 28 % aux Pays-Bas. La moyenne européenne est de 7 %.

Le vélo ne manque pourtant pas d'atouts. Il est plus rapide que la
voiture en ville pour les trajets courts, a des effets positifs sur la
santé et le moral, coûte peu cher, est silencieux et ne pollue pas -
tout sauf un détail alors que le secteur des transports est responsable
de près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France.

Les modèles à assistance électrique (VAE) permettent en outre de
réaliser des trajets plus longs, sans arriver en sueur à son lieu de
rendez-vous : une angoisse chez beaucoup de cyclistes potentiels.
Un plan vélo de 350 millions d'euros

Conscient de l'enjeu, le gouvernement a lancé un « plan vélo » de 350
millions d'euros sur sept ans afin de tripler les déplacements à vélo
d'ici à 2024 (9 %). Il prévoit de financer des axes cyclables, de rendre
obligatoire le marquage des vélos pour lutter contre le vol, de créer un
« forfait mobilité durable » (facultatif) dans les entreprises afin
d'inciter les salariés à pédaler pour aller au travail, et de favoriser
l'apprentissage du vélo à l'école.

L'avenir de la livraison n'est pas le drone, mais le vélo

« C'est un premier pas, mais la France n'est pas encore à la hauteur. Il
faudrait dépenser au moins 200 millions d'euros par an », insiste Karima
Delli, présidente de la commission Transport et Tourisme au Parlement
européen. « Les Pays-Bas ont beaucoup investi dans le vélo et continuent
à le faire », rappelle-t-elle. Résultat : les déplacements à vélo
dépassent 30 % dans bon nombre de villes.

Pour développer la pratique, la députée écologiste plaide pour « une
réduction de la vitesse à 30 km/h en ville, la généralisation des
doubles sens cyclables dans les rues et la création de places dans les
trains afin de favoriser l'intermodalité ». Le vélo est également un
enjeu économique. « Il représente 650.000 emplois dans l'UE », souligne
la Nordiste.
Les villes prennent les devants

Plusieurs villes françaises n'ont pas attendu le réveil de l'Etat.
Strasbourg, Grenoble et Bordeaux sont souvent citées en exemple pour
leur volontarisme. La maire de Paris, Anne Hidalgo, ne cache pas son
ambition de les détrôner. Elle multiplie les infrastructures cyclables
dans le cadre de son plan « vélo 2015-2020 ».

Ces investissements commencent à payer. Le nombre de cyclistes a bondi
de 54 % entre septembre 2018 et septembre 2019 dans la capitale. Aux
heures de pointe, certaines artères battent des records de fréquentation
en ce moment (plus de 10.000 passages sur les boulevards Magenta et
Voltaire par exemple), révélant parfois en creux leur sous-dimensionnement.

Les villes françaises frappées par la foudre des micromobilités

Cette politique ne fait pas l'unanimité, notamment chez les
automobilistes qui s'estiment lésés et dénoncent les libertés prises
avec le Code de la route par certains cyclistes. « Les villes ne sont
pas extensibles. On ne peut pas laisser croire qu'on va développer le
vélo sans toucher à la place de la voiture », analyse Mathieu
Chassignet, ingénieur mobilité, qualité de l'air et transition numérique
à l'Ademe.

« Il faut assumer une hiérarchie entre les modes de transport en
privilégiant, dans l'ordre, la marche, le vélo, les transports
collectifs et enfin les véhicules motorisés », poursuit-il. Or, « trop
souvent, le vélo reste une variable d'ajustement ».
Le vélo, enjeu des élections municipales ?

L'absence de continuité dans les infrastructures représente le principal
obstacle pour mettre les Français en selle. Ce qui se passe à Paris est
un cas d'école. La nouvelle piste cyclable de la rue de Rivoli débouche
sur la place de la Concorde. Là, certains cyclistes préfèrent poser le
pied à terre plutôt que de se mêler au trafic motorisé.

L'échappée belle du vélo électrique en France

Pour résoudre ce problème, la Fédération française des usagers de la
bicyclette (FUB) vient de boucler une grande enquête, à laquelle plus de
184.000 personnes ont répondu. Elles devaient notamment signaler les
points noirs sur leur trajet (carrefour, rond-point, etc.). L'an
prochain, l'association réalisera avec les données collectées son
deuxième palmarès des villes les plus cyclables de France. Cinquante
réponses étaient requises pour qu'une ville figure au classement.

« On est passé de 316 villes classées à 763 par rapport à 2017 », se
félicite Olivier Schneider, le président de la FUB. « Cela signifie
qu'il y a aussi une envie légitime de faire du vélo dans les villes
petites et moyennes. » L'association espère ainsi convaincre les
candidats aux prochaines élections municipales de construire de
meilleurs aménagements. Et permettre que, au-delà de la grève actuelle,
le vélo prenne définitivement son envol.

Adrien Lelièvre
Lulu (16/12/2019, 20h46)
[xp : fmsr,fmtu ; fu2 : fmtu]

Le 15-12-2019, Topinambour <artichoke> a écrit :
> Si même les echos le disent...
> [..]


Merci pour le partage (je me demande ce qu'en penserait 'Les echos'...)

Pour moi, et pour ceux avec qui j'en parle, le principal frein à
l'utilisation de la bicyclette, c'est le vol.
Et je doute que le marquage obligatoire soit une solution : chacun de
mes vélos volés disposaient d'un gravage du numéro de série
soigneusement noté lors de l'achat et communiqué aux services de police
au moment du larcin. Jamais aucun n'a été retrouvé...

D'ailleurs, quand j'avais visité Amsterdam (à vélo !), j'avais pu
discuter avec des indigènes auprès de qui je m'étonnais de la pauvre
qualité de leurs vélos.
Ils m'expliquaient que Amsterdam est plat et ne nécessite pas de vélos
sophistiqués (souvent mono-braquet) et qu'ils en ont pris leur parti : 3
ou 4 fois par an ils se font voler leur vélo et passé le désagrément de
devoir rentrer à pied chez eux, ils en rachètent un (volé la veille ?)
pour une poignée de cerises.

Par contre, en Bavière, j'ai pu voir des VTT de prix garés en ville avec
un simple antivol n'immobilisant même pas la bécane avec un élément de
mobilier urbain : étonnant.

En France, il faudrait que chaque immeuble (tout le monde n'est pas
propriétaire d'une maison avec jardin ou garage, surtout en ville) et
chaque lieu de travail dispose d'un local où l'on pourrait garer son
vélo avec l'assurance de le retrouver.

Et ceci d'autant plus qu'un VAE représente un investissement certain.

Bref... Je doute que l'utilisation du vélo, pour l'instant, ne soit
autre chose que la manifestation d'une volonté écologique.
Dit autrement : seuls les afficionados de l'écologie pédalent : reste
donc à convaincre les autres... en apportant des solutions convaincantes
au problème du vol.
Quand ce sera fait, les masses pédalantes se répandront et les
aménagements urbains suivront.
Lulu (16/12/2019, 22h23)
[xp : fmsr,fmtu ; fu2 : fmtu]

Le 15-12-2019, Topinambour <artichoke> a écrit :
> Si même les echos le disent...
> [..]


Merci pour le partage (je me demande ce qu'en penserait 'Les echos'...)

Pour moi, et pour ceux avec qui j'en parle, le principal frein à
l'utilisation de la bicyclette, c'est le vol.
Et je doute que le marquage obligatoire soit une solution : chacun de
mes vélos volés disposaient d'un gravage du numéro de série
soigneusement noté lors de l'achat et communiqué aux services de police
au moment du larcin. Jamais aucun n'a été retrouvé...

D'ailleurs, quand j'avais visité Amsterdam (à vélo !), j'avais pu
discuter avec des indigènes auprès de qui je m'étonnais de la pauvre
qualité de leurs vélos.
Ils m'expliquaient que Amsterdam est plat et ne nécessite pas de vélos
sophistiqués (souvent mono-braquet) et qu'ils en ont pris leur parti : 3
ou 4 fois par an ils se font voler leur vélo et passé le désagrément de
devoir rentrer à pied chez eux, ils en rachètent un (volé la veille ?)
pour une poignée de cerises.

Par contre, en Bavière, j'ai pu voir des VTT de prix garés en ville avec
un simple antivol n'immobilisant même pas la bécane avec un élément de
mobilier urbain : étonnant.

En France, il faudrait que chaque immeuble (tout le monde n'est pas
propriétaire d'une maison avec jardin ou garage, surtout en ville) et
chaque lieu de travail dispose d'un local où l'on pourrait garer son
vélo avec l'assurance de le retrouver.

Et ceci d'autant plus qu'un VAE représente un investissement certain.

Bref... Je doute que l'utilisation du vélo, pour l'instant, ne soit
autre chose que la manifestation d'une volonté écologique.
Dit autrement : seuls les afficionados de l'écologie pédalent : reste
donc à convaincre les autres... en apportant des solutions convaincantes
au problème du vol.
Quand ce sera fait, les masses pédalantes se répandront et les
aménagements urbains suivront.

J'habite une ville valonnée et possède un Rockhopper (1000 ? neuf) ; à
la première tentative de vol, je l'ai remié dans un garage à 2 km de ma
coloc' : il ne sert plus que pendant les vacances.
Pascal Hambourg (16/12/2019, 22h23)
Le 16/12/2019 à 19:46, Lulu a écrit :
> Bref... Je doute que l'utilisation du vélo, pour l'instant, ne soit
> autre chose que la manifestation d'une volonté écologique.


Pas forcément. De toutes les raisons qui me font prendre le vélo,
l'écologie vient en dernier. Je pratique par ailleurs à titre de loisir
une activité polluante sans le moindre remords.
Topinambour (17/12/2019, 12h29)
Le 16/12/2019 à 21:23, Lulu a écrit :
> [xp : fmsr,fmtu ; fu2 : fmtu]
> Le 15-12-2019, Topinambour <artichoke> a écrit :
>> Si même les echos le disent...
>> [..]

> Merci pour le partage (je me demande ce qu'en penserait 'Les echos'...)


Le partage est une forme d'économie... qui permet de faire des économies
et de donner de l'écho aux bonnes informations ;-)

> Pour moi, et pour ceux avec qui j'en parle, le principal frein à
> l'utilisation de la bicyclette, c'est le vol.


Pour vous.
En vrai, c'est certes un frein au développement du vélo, mais loin
d'être le frein principal.
Le principal frein, c'est surtout le manque d'infrastructures sécurisées
permettant d'éviter d'être exposé au danger des voitures.

> D'ailleurs, quand j'avais visité Amsterdam (à vélo !), j'avais pu
> discuter avec des indigènes auprès de qui je m'étonnais de la pauvre
> qualité de leurs vélos.
> Ils m'expliquaient que Amsterdam est plat et ne nécessite pas de vélos
> sophistiqués (souvent mono-braquet) et qu'ils en ont pris leur parti : 3
> ou 4 fois par an ils se font voler leur vélo et passé le désagrément de
> devoir rentrer à pied chez eux, ils en rachètent un (volé la veille ?)
> pour une poignée de cerises.


À Strasbourg, ça fait 10 ans que je roule avec des vieux clous. Par
inquiété par le vol.

En fait, la plupart des vols, ce sont des vélos pas du tout accrochés ou
accrochés avec des antivols bas de gamme.

Le vrai remède contre le vol, c'est d'accrocher correctement son vélo
avec un cadenas de qualité, avec en plus un cadenas de cadre, très
dissuasif.

> Par contre, en Bavière, j'ai pu voir des VTT de prix garés en ville avec
> un simple antivol n'immobilisant même pas la bécane avec un élément de
> mobilier urbain : étonnant.


Ils devaient sûrement un cadenas de cadre intégré que vous n'avez pas vu.

> En France, il faudrait que chaque immeuble (tout le monde n'est pas
> propriétaire d'une maison avec jardin ou garage, surtout en ville) et
> chaque lieu de travail dispose d'un local où l'on pourrait garer son
> vélo avec l'assurance de le retrouver.


Ça pourrait aider. Mais pas absolument nécessaire en un premier temps.
Le développement de la modalité vélo à Strasbourg s'est fait sans ça.

> Et ceci d'autant plus qu'un VAE représente un investissement certain.


Pas nécessaire d'avoir un VAE en ville.

> Bref... Je doute que l'utilisation du vélo, pour l'instant, ne soit
> autre chose que la manifestation d'une volonté écologique.


C'est votre avis... très personnel, qui n'est pas connecté aux FAITS.
Gloops (18/12/2019, 16h09)
Le 16 Décembre 2019 à 21:23, Lulu <lulu042> a écrit :
[..]
> Dit autrement : seuls les afficionados de l'écologie pédalent : reste
> donc à convaincre les autres... en apportant des solutions convaincantes
> au problème du vol.
> Quand ce sera fait, les masses pédalantes se répandront et les
> aménagements urbains suivront.
> J'habite une ville valonnée et possède un Rockhopper (1000 ? neuf) ; à
> la première tentative de vol, je l'ai remié dans un garage à 2 km de ma
> coloc' : il ne sert plus que pendant les vacances.


J'ai utilisé le vélo depuis les grèves de transports liées aux
retraites, qui contrairement à ce que j'ai lu récemment n'ont pas
commencé il y a un an ou deux mais en 95, et j'ai continué jusqu'à 2003
où une mutation ne m'a pas permis de faire suivre.

À cette époque, l'utilisation du vélo, pour n'être plus nulle restait
quand même marginale. Pour être frustrant sur le plan écologique, ça
offrait quand même un certain nombre d'avantages. D'une part peu de
pression entre modes d'usage de la route, donc le "tourne à droite"
donnait bien lieu à quelques bougonnements, mais rien de bien méchant
(attention à être rigoureux sur le reste, mais c'est en principe
évident). D'autre part les péquenauds ne s'intéressaient guère aux
vélos. J'avais toutefois été vacciné quelques années avant en louant un
vélo pour le week-end : le vélo a été volé par le gardiennage du centre
commercial où je l'avais laissé, pour le retourner à la société de
location, et je n'ai pas été remboursé. À cette occasion j'ai vu à la
caisse du cinéma comment on était supposé faire, il y avait là bien en
vue de la caissière un vélo avec six chaines et douze cadenas, quelque
chose qui "tient la route" si je puis dire. Alors après, sur mon vélo je
n'ai pas mis six chaines, mais quand même trois antivols en U dont un
pris sur un point fixe, et ça a tenu les sept/huit ans que j'ai roulé
avec. Mais après, bien sûr, si on veut accueillir chez nous "toute la
misère du monde", ça ne peut pas être sans conséquence. Et si on
embauche des voyous dans la police, pareil.

Vient après l'aspect des équipements publics. Je peux témoigner que des
progrès ont été accomplis depuis, par rapport par exemple à deux pistes
cyclables qui m'ont marqué : une se terminait avec les lignes de bordure
qui se croisaient (si si, promis je n'avais bu que de l'eau, et du jus
de fruit mais non fermenté), une autre avait tranquillement un poteau
électrique juste au milieu, il restait vingt centimètres de chaque côté
pour passer avec un vélo qui fait bien cinquante centimètres de large.
Il y a eu une histoire de chaîne qui pendait en travers de la piste,
mais ça c'est sur les forums que je l'ai appris. Je n'ai pas
d'information sur le nombre de morts lié à ça. Je ne suis plus aux
premières loges, mais je crois que ce genre de chose est devenu rare ?
Hormis des branches d'arbres un peu envahissantes ?

Dans cette catégorie des équipements publics je mets les transports en
commun. Pour prendre le train avec son vélo ça impliquait d'être capable
de le lever à un mètre du sol pour le reposer de l'autre côté du
tourniquet, puis le monter de nouveau ensuite pour monter dans le train.
Avec un fauteuil roulant ça doit être plus dur à faire (aïe, ça me
rappelle qu'on n'a rien fait pour ce gars qui a perdu son procès contre
la SNCF -mais il faudrait un autre fil).

De ce point de vue, il m'a semblé que nous ne sommes toujours pas à jour
? Des trains au niveau des quais, certes. Sinon, des déclarations
d'intentions, peut-être ? Quid de l'accessibilité ? Parce que pour un
cycliste valide, ce n'est pas confortable, mais on s'en sort. Pour un
paraplégique, je doute.

Ah oui, n'oubliez pas : en tant que cyclistes, vous êtes aux premières
loges pour voir comment ça se passe pour circuler en ville avec deux
roues, et pour faire remonter l'information. Le paraplégique, lui, devra
se contenter d'envoyer un courrier ou trouver un contact sur Internet,
si il faut se déplacer c'est quand même plus coûteux en efforts. La loi
impose qu'un guichet soit au bon niveau pour accès par fauteuil roulant,
après dans les faits, qu'en est-il ?
Lulu (18/12/2019, 21h14)
Le 17-12-2019, Topinambour <artichoke> a écrit :
> Le 16/12/2019 à 21:23, Lulu a écrit :
>> Le 15-12-2019, Topinambour <artichoke> a écrit :


>> Pour moi, et pour ceux avec qui j'en parle, le principal frein à
>> l'utilisation de la bicyclette, c'est le vol.

> Pour vous.


Et pour ceux avec qui j'en parle...

> En vrai, c'est certes un frein au développement du vélo, mais loin
> d'être le frein principal.
> Le principal frein, c'est surtout le manque d'infrastructures
> sécurisées permettant d'éviter d'être exposé au danger des voitures.


Meuh non...
Peut-être pour la grand-mère timorée, mais n'importe quel adulte au fait
d'un peu de psychologie sociale sait qu'il suffit de provoquer un peu de
surprise pour en profiter.

> À Strasbourg, ça fait 10 ans que je roule avec des vieux clous. Par
> inquiété par le vol.


Je n'en doute pas.
Mais je galère déjà à stocker mon VTT à 1000 brouzoufs dans mon appart,
je ne vais en plus y stocker un vieux clou.

> En fait, la plupart des vols, ce sont des vélos pas du tout accrochés
> ou accrochés avec des antivols bas de gamme.
> Le vrai remède contre le vol, c'est d'accrocher correctement son vélo
> avec un cadenas de qualité, avec en plus un cadenas de cadre, très
> dissuasif.


ouiménon :
J'ai eu un vélo ancré à un point fixe par un gros antivol en U qui a été
volé.

>> Par contre, en Bavière, j'ai pu voir des VTT de prix garés en ville
>> avec un simple antivol n'immobilisant même pas la bécane avec un
>> élément de mobilier urbain : étonnant.

> Ils devaient sûrement un cadenas de cadre intégré que vous n'avez pas
> vu.


Je l'ai bien vu et c'est ce que je dis, il s'agit d'une espèce d'arceau
qui bloque la roue arrière sans être reliéi à un point fixe.

C'est bizarre votre propension à présupposer que je ne saurais pas
observer ou m'exprimer...

>> En France, il faudrait que chaque immeuble (tout le monde n'est pas
>> propriétaire d'une maison avec jardin ou garage, surtout en ville) et
>> chaque lieu de travail dispose d'un local où l'on pourrait garer son
>> vélo avec l'assurance de le retrouver.

> Ça pourrait aider. Mais pas absolument nécessaire en un premier temps.
> Le développement de la modalité vélo à Strasbourg s'est fait sans ça.


A quelle hauteur ?
Ça n'est pas parce que 10 à 15 % des déplacements de moins de 2 ou 3 km
se font vélocipèdement que c'est un succès.
Strasbourg ne fait figure d'Eden du vélo qu'en comparaison des déserts
des autres villes.
Ça progresse (Nantes, Bordeaux par ex.), mais ça fait pitié en regard de
ce qui serait possible quand on voit ce qui se fait ailleurs en Europe.

>> Et ceci d'autant plus qu'un VAE représente un investissement certain.

> Pas nécessaire d'avoir un VAE en ville.


Habitez une ville un peu valonnée et allez bosser en puant la sueur
toute la journée...

>> Bref... Je doute que l'utilisation du vélo, pour l'instant, ne soit
>> autre chose que la manifestation d'une volonté écologique.

> C'est votre avis... très personnel, qui n'est pas connecté aux FAITS.


Quels FAITS présentez-vous ?
Lulu (18/12/2019, 21h30)
Le 16-12-2019, Lulu <lulu042> a écrit :

> Pour moi, et pour ceux avec qui j'en parle, le principal frein à
> l'utilisation de la bicyclette, c'est le vol.
> Et je doute que le marquage obligatoire soit une solution : chacun de
> mes vélos volés disposaient d'un gravage du numéro de série
> soigneusement noté lors de l'achat et communiqué aux services de
> police au moment du larcin. Jamais aucun n'a été retrouvé...


Je lisais d'ailleurs hier que 68 % des motos, portant dûment fichées et
immatriculées n'étaient jamais retrouvées...

Qu'en penser quand un vélo est autrement plus facile à voler ?
Lulu (18/12/2019, 21h36)
Le 17-12-2019, Topinambour <artichoke> a écrit :
> Le 16/12/2019 à 21:23, Lulu a écrit :
>> Le 15-12-2019, Topinambour <artichoke> a écrit :


>> Pour moi, et pour ceux avec qui j'en parle, le principal frein à
>> l'utilisation de la bicyclette, c'est le vol.

> Pour vous.


Et pour ceux avec qui j'en parle...

> En vrai, c'est certes un frein au développement du vélo, mais loin
> d'être le frein principal.
> Le principal frein, c'est surtout le manque d'infrastructures
> sécurisées permettant d'éviter d'être exposé au danger des voitures.


Meuh non...
Peut-être pour la grand-mère timorée, mais n'importe quel adulte au fait
d'un peu de psychologie sociale sait qu'il suffit de provoquer un peu de
surprise pour en profiter.

> À Strasbourg, ça fait 10 ans que je roule avec des vieux clous. Par
> inquiété par le vol.


Je n'en doute pas.
Mais je galère déjà à stocker mon VTT à 1000 brouzoufs dans mon appart,
je ne vais en plus y stocker un vieux clou.
Et il faudrait que je stocke aussi le vélo de ma compagne si elle
pédalait, le Lapierre de son fils (et donc aussi un vieux clou pour
ledit fils).
Heuresement que parmi nos 5 enfants communs, 4 ont déjà pris leur
envol...

> En fait, la plupart des vols, ce sont des vélos pas du tout accrochés
> ou accrochés avec des antivols bas de gamme.
> Le vrai remède contre le vol, c'est d'accrocher correctement son vélo
> avec un cadenas de qualité, avec en plus un cadenas de cadre, très
> dissuasif.


ouiménon :
J'ai eu un vélo ancré à un point fixe par un gros antivol en U qui a été
volé.

>> Par contre, en Bavière, j'ai pu voir des VTT de prix garés en ville
>> avec un simple antivol n'immobilisant même pas la bécane avec un
>> élément de mobilier urbain : étonnant.

> Ils devaient sûrement un cadenas de cadre intégré que vous n'avez pas
> vu.


Je l'ai bien vu et c'est ce que je dis, il s'agit d'une espèce d'arceau
qui bloque la roue arrière sans être relié à un point fixe.

C'est bizarre votre propension à présupposer que je ne saurais pas
observer ou m'exprimer...

>> En France, il faudrait que chaque immeuble (tout le monde n'est pas
>> propriétaire d'une maison avec jardin ou garage, surtout en ville) et
>> chaque lieu de travail dispose d'un local où l'on pourrait garer son
>> vélo avec l'assurance de le retrouver.

> Ça pourrait aider. Mais pas absolument nécessaire en un premier temps.
> Le développement de la modalité vélo à Strasbourg s'est fait sans ça.


A quelle hauteur ?
Ça n'est pas parce que 10 à 15 % des déplacements de moins de 2 ou 3 km
se font vélocipèdement que c'est un succès.
Strasbourg ne fait figure d'Eden du vélo qu'en comparaison des déserts
des autres villes.
Ça progresse (Nantes, Bordeaux par ex.), mais ça fait pitié en regard de
ce qui serait possible quand on voit ce qui se fait ailleurs en Europe.

>> Et ceci d'autant plus qu'un VAE représente un investissement certain.

> Pas nécessaire d'avoir un VAE en ville.


Habitez une ville un peu valonnée et allez bosser en puant la sueur
toute la journée.

Vous avez de ces affirmations péremptoires qui préjugent de la
géographie des lieux et de la motivation des usagers qui ne présagent
pas d'un dialogue fructueux...

>> Bref... Je doute que l'utilisation du vélo, pour l'instant, ne soit
>> autre chose que la manifestation d'une volonté écologique.

> C'est votre avis... très personnel, qui n'est pas connecté aux FAITS.


Quels FAITS présentez-vous ?
Lulu (18/12/2019, 21h50)
Le 18-12-2019, Gloops <gloops> a écrit :
> Le 16 Décembre 2019 à 21:23, Lulu <lulu042> a écrit :


>> [...]

> [???]


J'ai du mal à vous lire et du mal à comprendre le sens de votre propos.
Lulu (18/12/2019, 22h02)
Le 16-12-2019, Pascal Hambourg <pascal> a écrit :
> Le 16/12/2019 à 19:46, Lulu a écrit :


>> Bref... Je doute que l'utilisation du vélo, pour l'instant, ne soit
>> autre chose que la manifestation d'une volonté écologique.

> Pas forcément.


Évidemment.
Mais ça joue forcément. A quelle hauteur ? J'en sais rien : ma boule de
cristal est en panne et mon doigt mouillé est sec.
C'est effectivement plutôt d'une impression que je parlais...

> De toutes les raisons qui me font prendre le vélo, l'écologie vient
> en dernier.


Je suis bien convaincu que mes actions sont peanuts face aux enjeux
d'écologie et de réchauffement climatique...

> Je pratique par ailleurs à titre de loisir une activité polluante
> sans le moindre remords.


Itou ;-)
François Guillet (19/12/2019, 22h28)
Topinambour a couché sur son écran :
> Si même les echos le disent...


Et le cheval ? Rien ? Il faut absolument faire des pistes de terre à
travers les villes pour qu'on puisse circuler à cheval, le bitume est
trop dur pour les chevaux. A la limite on pourrait dé-bitumer les
pistes cyclables, les cyclistes feront du VTT.
Tanguy Ortolo (10/02/2020, 20h04)
Lulu, 2019-12-18 20:36+0100:
>>> Bref... Je doute que l'utilisation du vélo, pour l'instant, ne soit
>>> autre chose que la manifestation d'une volonté écologique.

>> C'est votre avis... très personnel, qui n'est pas connecté aux FAITS.

> Quels FAITS présentez-vous ?


Pas besoin de chercher très loin, il suffit de demander aux cyclistes
pourquoi ils se déplacent ainsi.

Pour prendre mon exemple personnel, je suis considéré par mon entourage
comme assez écolo, pour causes de vermicompostage, d'attitude zéro
déchet et autres. Eh bien, figurez-vous que je ne me déplace pas à vélo
pour cette raison, sinon je pourrais aussi bien aller au travail en
train, ce que je fais d'ailleurs de temps en temps, comme aujourd'hui
pour ne pas avoir à affronter des rafales de vent assez violente.

Non, je circule à vélo parce que telle est mon habitude depuis le lycée,
et parce que je trouve cela agréable, plus fiable que le train et plus
rapide que la voiture. Cela me maintient également en pleine forme sans
me coûter une minute de mon temps. Ça coûte moins cher que le train et
accessoirement, ça ne pollue pas, ce qui m'évite de heurter ma
conscience écologique, mais je vous assure que ce n'est pas du tout mon
premier critère de choix.

Il s'agit certes de mon cas personnel, mais je pense qu'il en est de
même pour pas mal de monde. La grève récente illustre également bien
cela : plein de parisiens se sont mis au vélo, et bon nombre d'entre eux
retournent à présent dans le métro. N'imaginez pas qu'ils sont tout d'un
coup devenus très écolos, et le sont tout d'un coup beaucoup moins : ils
ont opéré un choix pratique, rien de plus.

Le fait que les déplacements à vélo ne polluent pas sont une raison pour
les encourager, pas une motivation suffisante en tant que telle, sinon
nous aurions déjà une part modale bien supérieure.
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