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François Guillet (28/02/2020, 22h39)
"L?aspect historiquement le plus original de l?écologisme est sa
capacité à convaincre le plus grand nombre. Il existe sans doute une
majorité de citoyens acceptant les contraintes de cette idéologie au
nom de la survie des générations futures. Le sentiment de culpabilité,
instrument classique de domination, est utilisé chaque jour avec une
habileté diabolique par les tenants de l?idéologie et leurs serviteurs
assoiffés de pouvoir. Espérons que le mea culpa sera de courte durée et
que les hommes de demain ouvriront les yeux sur la violence qui leur
est faite. Rien n?est moins sûr.

L?instrumentalisation de l?idéologie écologiste par certains
politiciens afin de recueillir des voix aux élections est une évidence.
Tous les partis ont plus ou moins verdi leurs programmes par
électoralisme. Pourtant, ce comportement démagogique n?est pas perçu de
l?opinion. L?idéologie écologiste n?en souffre pas, bien au contraire.
Elle utilise cette popularité pour introduire des réformes mettant en
place sur la durée et dans le consensus majoritaire la prééminence
généralisée d?une vision unique du futur. La caution
pseudo-scientifique du GIEC et la peur de l?avenir font le reste.

Ainsi se met en place jour après jour la tyrannie la plus écrasante que
l?humanité ait imaginé."
[..]

Bien synthétisé. Et depuis 2015, on voit qu'on continue dans la ligne.
Julien Arlandis (29/02/2020, 10h01)
Le 28/02/2020 à 21:40, François Guillet a écrit :
[..]
> place sur la durée et dans le consensus majoritaire la prééminence
> généralisée d?une vision unique du futur. La caution
> pseudo-scientifique du GIEC et la peur de l?avenir font le reste.
> Ainsi se met en place jour après jour la tyrannie la plus écrasante que
> l?humanité ait imaginé."
> [..]
> Bien synthétisé. Et depuis 2015, on voit qu'on continue dans la ligne.


Les écolo-alarmistes apportent une mauvaise réponse à un problème mal
posé. Le développement spectaculaire que nous avons connu depuis la
révolution industrielle est fondamentalement lié à l'exploitation
d'énergies rapidement épuisables (hors nucléaire). Le caractère
épuisable de ces ressources suffit à justifier la transition
énergétique d'un monde debarassé de l'exploitation de ressources qui le
limitent dans son expansion, à une échéance relativement proche à
l'échelle de l'humanité. La transition énergétique a pour objectif de
maintenir notre confort de vie dans une économie durable, c'est à dire
qui respecte l'environnement et dont l'énergie est produite sans puiser
dans les énergies fossiles, les solutions ne manquent pas.
Les liens d'asservissement qui se sont resserrés entre PIB et émissions
de CO2 depuis la révolution industrielle ont été extrapolés pour
aboutir à une vérité non démontrée selon laquelle il ne pourrait y
avoir de croissance économique sans accélération de l'épuisement des
ressources naturelles. Pour les écolo alarmistes la transition
énergétique n'est pas la solution au problème mais le moyen de renoncer
à sa résolution. C'est une idéologie de renoncement qui privilégie
l'abolition du confort contre toute alternative qui permettrait de le
maintenir, la décroissance est donc logiquement leur cheval de bataille.
Ils ne veulent pas de la 5G, pas de voiture autonome, pas d'économie
numérique... Dans un siècle l'humanité maîtrisera l'énergie de fusion
nucléaire et d'ici là le problème du CO2 si tant est qu'il est aussi
majeur que décrié sera nécessairement résolu. Le développement de
l'économie numérique devrait permettre à terme (horizon 2050) de
produire de la croissance économique à consommation d'énergie constante
voire même décroissante. Pourquoi ?
D'une part dans une économie numérique la valeur marchande n'est pas
indexée sur l'énergie mais sur l'information traitée, or depuis
l'invention du morse l'unité d'information est traitée avec un coût
énergétique exponentiellement décroissant avec le temps. Il est vrai
que par effet rebond le numérique a créé des nouveaux usages et
contribué à la croissance de notre consommation énergétique par la
croissance de la consommation des datas. Mais cette croissance de la
consommation va se heurter à un pallier que nous avons pratiquement
atteint qui correspond à notre propre limite physiologique de traitement
de l'information. Les données que nous échangeons sont toutes à
destinations finales de nos sens, or le sens qui est le plus gourmand en
information c'est notre vision. Il se trouve que la limite du pouvoir de
résolution de l'oeil est déjà atteinte sur les écrans 4K/8K. On peut
affirmer qu'un débit de 30 Mbits sature nos sens,
et fournit plus d'informations que nos sens sont capables d'en traiter,
aussi bien d'un point de vue visuel que auditif. La limite de la
consommation en data de l'humanité est donnée par la formule suivante
où on considère que chaque être humain sur terre échange autant
d'information qui permettent d'en saturer ses sens :
Dmax = N * Dsaturation
Dsaturation = 30 Mbits
N = 7 milliards d'habitants
Cela nous donne un débit limite théorique de 200000 Tbits. Dans quelques
décennies quand ce débit globalisé sera atteint la consommation en data
de l'humanité cessera de croître, mais l'énergie nécessaire à son
traitement continuera de décroître d'un facteur 1000 toutes les deux
décennies.
Dans moins de 50 ans les datacenters de Netflix tiendront dans une boîte
à chaussure et ne nécessiteront pas plus d'une petite batterie pour
distribuer toute la planète.
François Guillet (01/03/2020, 20h37)
Julien Arlandis a présenté l'énoncé suivant :
[..]
> Dmax = N * Dsaturation
> Dsaturation = 30 Mbits
> N = 7 milliards d'habitants
> Cela nous donne un débit limite théorique de 200000 Tbits. Dans quelques
> décennies quand ce débit globalisé sera atteint la consommation en data de
> l'humanité cessera de croître, mais l'énergie nécessaire à son traitement
> continuera de décroître d'un facteur 1000 toutes les deux décennies.
> Dans moins de 50 ans les datacenters de Netflix tiendront dans une boîte à
> chaussure et ne nécessiteront pas plus d'une petite batterie pour distribuer
> toute la planète.


Du bon sens étayé et très instructif !
roaringriri (01/03/2020, 20h42)
Le 01/03/2020 à 19:37, François Guillet a écrit :
> Julien Arlandis a présenté l'énoncé suivant :
> Du bon sens étayé et très instructif !


D'ici 50 ans tout peut arriver, on peut même imaginer que les technos
béats auront un cerveau.
Pas Guillet quand même, il ne faut pas exagérer.
Longeville (01/03/2020, 21h37)
Le 29/02/2020 à 09:01, Julien Arlandis a écrit :
[..]
> confort de vie dans une économie durable, c'est à dire qui respecte
> l'environnement et dont l'énergie est produite sans puiser dans les
> énergies fossiles, les solutions ne manquent pas.


Les climato-conservateurs ne veulent pas entendre parler de solutions
nouvelles qui risqueraient de mettre à mal leur rente de situation
confortable et leur "core business" juteux.
Voilà pourquoi tout la nébuleuse réactionnaire, tendance "CAC40 et
goupillon" s'est mise en branle et répand un discours rétrograde qui,
heureusement devient inaudible tant les arguments déployés sont cousus
de fil blanc.

> Les liens d'asservissement qui se sont resserrés entre PIB et émissions
> de CO2 depuis la révolution industrielle ont été extrapolés pour aboutir
> à une vérité non démontrée selon laquelle il ne pourrait y avoir de
> croissance économique sans accélération de l'épuisement des ressources
> naturelles. Pour les écolo alarmistes la transition énergétique n'est
> pas la solution au problème mais le moyen de renoncer à sa résolution.


Depuis des années voire des décennies quantité de solutions ont été et
sont proposées et mises en ?uvre. Dire que les écologistes renoncent à
la résolution de la transition énergétique est un mensonge éhonté.

> C'est une idéologie de renoncement qui privilégie l'abolition du confort
> contre toute alternative qui permettrait de le maintenir, la
> décroissance est donc logiquement leur cheval de bataille.


Vous confondez décroissance et sobriété et mettez tout le monde dans le
même sac parce que c'est la solution la plus facile pour tenter de
conforter votre dogme.

> Ils ne
> veulent pas de la 5G, pas de voiture autonome, pas d'économie
> numérique... Dans un siècle l'humanité maîtrisera l'énergie de fusion
> nucléaire et d'ici là le problème du CO2 si tant est qu'il est aussi
> majeur que décrié sera nécessairement résolu. Le développement de
> l'économie numérique devrait permettre à terme (horizon 2050) de
> produire de la croissance économique à consommation d'énergie constante
> voire même décroissante. Pourquoi ?


Voilà maintenant que vous vantez la décroissance que vous critiquez
quelques lignes plu haut.
Essayez d'être cohérent si vous voulez être compris.

> D'une part dans une économie numérique la valeur marchande n'est pas
> indexée sur l'énergie mais sur l'information traitée, or depuis
> l'invention du morse l'unité d'information est traitée avec un coût
> énergétique exponentiellement décroissant avec le temps.


C'est faux et d'ailleurs vous le dites 3 lignes plus loin.!

> Il est vrai que
> par effet rebond le numérique a créé des nouveaux usages et contribué à
> la croissance de notre consommation énergétique par la croissance de la
> consommation des datas. Mais cette croissance de la consommation va se
> heurter à un pallier que nous avons pratiquement atteint


Voilà !! Le palier est presque atteint mais jusqu'à présent, la
croissance des flux de données se conjugue dans le même sens avec celle
de la consommation d'énergie.

> qui correspond
> à notre propre limite physiologique de traitement de l'information. Les
> données que nous échangeons sont toutes à destinations finales de nos
> sens, or le sens qui est le plus gourmand en information c'est notre
> vision.


Sources ?

> Il se trouve que la limite du pouvoir de résolution de l'oeil
> est déjà atteinte sur les écrans 4K/8K. On peut affirmer qu'un débit de
> 30 Mbits sature nos sens,


"On" peut l'affirmer ?
Trop fort !!

> et fournit plus d'informations que nos sens
> sont capables d'en traiter, aussi bien d'un point de vue visuel que
> auditif.


Ah !? Il n'y aurait pas que du visuel mais aussi de l'auditif ?
Et a quel débit "ON" l'estime ?

> La limite de la consommation en data de l'humanité est donnée
> par la formule suivante où on considère que chaque être humain sur terre
> échange autant d'information qui permettent d'en saturer ses sens :
> Dmax = N * Dsaturation
> Dsaturation = 30 Mbits
> N = 7 milliards d'habitants


Notre mathématicien "préféré des Français" va se marrer si d'aventure il
vous lisait.

> Cela nous donne un débit limite théorique de 200000 Tbits. Dans quelques
> décennies quand ce débit globalisé sera atteint la consommation en data
> de l'humanité cessera de croître, mais l'énergie nécessaire à son
> traitement continuera de décroître d'un facteur 1000 toutes les deux
> décennies.


Whaouwww Quelle précision dans les chiffres !

> Dans moins de 50 ans les datacenters de Netflix Dans 50 ans Netflix aura disparu :-D


> tiendront dans une boîte
> à chaussure et ne nécessiteront pas plus d'une petite batterie pour
> distribuer toute la planète.


Lol lol lol :-D :-D
Julien Arlandis (01/03/2020, 23h31)
Le 01/03/2020 à 20:37, Longeville a écrit :
[..]
> la résolution de la transition énergétique est un mensonge éhonté.
> même sac parce que c'est la solution la plus facile pour tenter de
> conforter votre dogme.


La sobriété numérique ce serait quoi ?
Regarder des vidéos YouTube en basse résolution ? Lol !

> quelques lignes plu haut.
> Essayez d'être cohérent si vous voulez être compris.


La croissance est indexée sur le PIB, ce que je prédis c'est qu'à
partir de 2040 ou 2050 il va y avoir un découplage entre le PIB et la
consommation d'énergie du fait d'une part croissante de l'économie
numérique dont l'efficacité énergétique croit de manière
exponentielle avec le temps.

>> D'une part dans une économie numérique la valeur marchande n'est pas
>> indexée sur l'énergie mais sur l'information traitée, or depuis
>> l'invention du morse l'unité d'information est traitée avec un coût
>> énergétique exponentiellement décroissant avec le temps.

> C'est faux et d'ailleurs vous le dites 3 lignes plus loin.!


L'efficacité numérique se mesure à usage constant, aujourd'hui
transférer 1 GO de données coûte 1000 fois moins d'énergie qu'en 2000,
et 1 million de fois moins d'énergie qu'en 1980 et 1 milliard de fois
moins d'énergie qu'en 1960...
En 2040 le coût aura encore été divisé par 1000 par rapport à
aujourd'hui. Si la consommation d'énergie du numérique augmente c'est
parce que son usage croît pour le moment plus vite que son efficacité,
ce qui est normal puisqu'on vient à peine d'y rentrer (c'est ce qu'on
appelle l'effet rebond). Dans une à deux décennies on devrait atteindre
un plafond par saturation des besoins. La consommation va cesser de
croître mais pas l'efficacité énergétique de la chaîne numérique.

> Voilà !! Le palier est presque atteint mais jusqu'à présent, la
> croissance des flux de données se conjugue dans le même sens avec celle
> de la consommation d'énergie.


Le pallier est atteint dans les pays riches mais tout le monde n'a pas
encore internet ou le haut débit. C'est pour cette raison que la
consommation devrait encore augmenter pendant une voire deux décennies.

>> qui correspond
>> à notre propre limite physiologique de traitement de l'information. Les
>> données que nous échangeons sont toutes à destinations finales de nos
>> sens, or le sens qui est le plus gourmand en information c'est notre
>> vision.

> Sources ?


Le pouvoir de résolution de l'oeil est de une minute d'arc, ce qui
correspond à 60 pixels par degré. Le champ de vision humaine est environ
de 200°, ce qui correspond à un balayage horizontal de 12000 pixels. Un
écran 4K c'est 4000 pixels, or un écran de TV n'occupe jamais la
totalité de notre de champ de vision. Dans les applications qui couvrent
la totalité du champ de vision comme les casques virtuels, il reste
encore une marge de progression pour éliminer l'effet de grille. La
prochaine génération de casques (8K par oeil) va dépasser la limite
physiologique. La course à la résolution est donc bientôt terminée.

>> Il se trouve que la limite du pouvoir de résolution de l'oeil
>> est déjà atteinte sur les écrans 4K/8K. On peut affirmer qu'un débit de
>> 30 Mbits sature nos sens,

> "On" peut l'affirmer ?
> Trop fort !!


Oui on peut l'affirmer car 30 Mbits c'est le débit nécessaire pour du
streaming sur une TV 4K à 60 images par secondes. Sur un casque virtuel
il faudra plutôt compter le double.

>> et fournit plus d'informations que nos sens
>> sont capables d'en traiter, aussi bien d'un point de vue visuel que
>> auditif.

> Ah !? Il n'y aurait pas que du visuel mais aussi de l'auditif ?
> Et a quel débit "ON" l'estime ?


Un son stéréo échantillonné à 44 Khz codé en 24 bits contient plus
d'informations que notre cerveau est capable d'en traiter. Après
compression, le transfert du son représente un débit environ 100 fois
inférieur au transfert de l'image, négligeable donc.

> Notre mathématicien "préféré des Français" va se marrer si d'aventure il
> vous lisait.
>> Whaouwww Quelle précision dans les chiffres !

> Dans 50 ans Netflix aura disparu :-D
>> Lol lol lol :-D :-D


Dans les années 50, parler d'une calculatrice portative provoquait la
même réaction.
Longeville (02/03/2020, 00h18)
Le 01/03/2020 à 22:31, Julien Arlandis a écrit :
> Le 01/03/2020 à 20:37, Longeville a écrit :
> La sobriété numérique ce serait quoi ?
> Regarder des vidéos YouTube en basse résolution ? Lol !


La sobriété, en l'espèce, c'est d'obtenir le même résultat avec moins de
moyens. Une communication efficace moins énergivore par exemple.

>> La croissance est indexée sur le PIB, ce que je prédis c'est qu'à partir

> de 2040 ou 2050 il va y avoir un découplage entre le PIB et la
> consommation d'énergie du fait d'une part croissante de l'économie
> numérique dont l'efficacité énergétique croit de manière exponentielle
> avec le temps.


C'est bien une prédiction !

> transférer 1 GO de données coûte 1000 fois moins d'énergie qu'en 2000,
> et 1 million de fois moins d'énergie qu'en 1980 et 1 milliard de fois
> moins d'énergie qu'en 1960...
> En 2040 le coût aura encore été divisé par 1000 par rapport à
> aujourd'hui. Si la consommation d'énergie du numérique augmente c'est
> parce que son usage croît pour le moment plus vite que son efficacité,
> ce qui est normal puisqu'on vient à peine d'y rentrer (c'est ce qu'on
> appelle l'effet rebond). Dans une à deux décennies on devrait atteindre
> un plafond par saturation des besoins. La consommation va cesser de
> croître mais pas l'efficacité énergétique de la chaîne numérique.


Lorsqu'on parle de consommation énergétique, il conviendrait de définir
qui sont les consommateurs et à quel endroit on mesure cette
consommation. Accessoirement on pourrait aussi la définir par usage.
Vous en parlez sans poser ces définitions.
Vous parlez de saturation des besoins mais que savez vous des nouveaux
besoins ? Automobiles autonomes, avions électriques ....etc

Vos prédictions me paraissent relever d'incantations chamaniques !

>> Le pallier est atteint dans les pays riches mais tout le monde n'a pas

> encore internet ou le haut débit. C'est pour cette raison que la
> consommation devrait encore augmenter pendant une voire deux décennies.


Voilà, il n'y a pas de nouveaux besoins mais de nouveaux utilisateurs.

> Le pouvoir de résolution de l'oeil est de une minute d'arc, ce qui
> correspond à 60 pixels par degré. Le champ de vision humaine est environ
> de 200°, ce qui correspond à un balayage horizontal de 12000 pixels. Un
> écran 4K c'est 4000 pixels, or un écran de TV n'occupe jamais la
> totalité de notre de champ de vision. Dans les applications qui couvrent
> la totalité du champ de vision comme les casques virtuels, il reste
> encore une marge de progression pour éliminer l'effet de grille. La
> prochaine génération de casques (8K par oeil) va dépasser la limite
> physiologique. La course à la résolution est donc bientôt terminée.


Tout cela parait cohérent sauf que vous parlez de "consommation de data"
en général . Je vous cite : "le numérique a créé des nouveaux usages et
contribué à la croissance de notre consommation énergétique par la
croissance de la consommation des datas."

Or, le besoin ne se limite pas à une TV numérique, fut-elle 4k ou 8k.
Votre démonstration est affectée d'un biais qui vous fait généraliser un
un cas particulier.

> Oui on peut l'affirmer car 30 Mbits c'est le débit nécessaire pour du
> streaming sur une TV 4K à 60 images par secondes. Sur un casque virtuel
> il faudra plutôt compter le double.


Ah ?! Déjà ce n'est plus 30 Mbs mais 60 ....:-D

> Un son stéréo échantillonné à 44 Khz codé en 24 bits contient plus
> d'informations que notre cerveau est capable d'en traiter. Après
> compression, le transfert du son représente un débit environ 100 fois
> inférieur au transfert de l'image, négligeable donc.


Tout ceci est connu depuis longtemps mais n'apporte rien à votre
démonstration .

> Dans les années 50, parler d'une calculatrice portative provoquait la
> même réaction.


Je n'en ai pas souvenir, voyez vous !
Julien Arlandis (02/03/2020, 01h42)
Le 01/03/2020 à 23:18, Longeville a écrit :
> Le 01/03/2020 à 22:31, Julien Arlandis a écrit :
> La sobriété, en l'espèce, c'est d'obtenir le même résultat avec moins de
> moyens. Une communication efficace moins énergivore par exemple.


Ça s'appelle la 5G, flux directionnel dirigé vers le récepteur et
puissance adaptative => efficacité énergétique accrue.

> C'est bien une prédiction !


Une extrapolation.

> Lorsqu'on parle de consommation énergétique, il conviendrait de définir
> qui sont les consommateurs et à quel endroit on mesure cette
> consommation. Accessoirement on pourrait aussi la définir par usage.
> Vous en parlez sans poser ces définitions.
> Vous parlez de saturation des besoins mais que savez vous des nouveaux
> besoins ? Automobiles autonomes, avions électriques ....etc


Dans le transport les flux d'information sont toujours restés
relativement faibles, c'est plutôt la latence que l'on cherche à
réduire pour gérer les collisions. Je ne pense pas qu'il y ait le
moindre risque d'encombrement de la bande passante par les véhicules
autonomes.

> Vos prédictions me paraissent relever d'incantations chamaniques !


Elles sont au contraire basées sur des limites physiologiques dont nous
sommes tributaires.

> Voilà, il n'y a pas de nouveaux besoins mais de nouveaux utilisateurs.


Il y a les deux. Le déploiement de la fibre et de la 5G apportent le
streaming 4K, donc des nouveaux besoins, et il reste un peu plus de 2
milliards d'êtres humains à connecter.

> Tout cela parait cohérent sauf que vous parlez de "consommation de data"
> en général . Je vous cite : "le numérique a créé des nouveaux usages et
> contribué à la croissance de notre consommation énergétique par la
> croissance de la consommation des datas."
> Or, le besoin ne se limite pas à une TV numérique, fut-elle 4k ou 8k.
> Votre démonstration est affectée d'un biais qui vous fait généraliser un
> un cas particulier.


Le streaming vidéo est de loin le cas d'usage le plus gourmand en bande
passante qui correspond à la limite de ce que notre cerveau est capable
de traiter. Quand un humain ne consomme pas de streaming sa consommation
de data est donc nécessairement plus faible.

> Ah ?! Déjà ce n'est plus 30 Mbs mais 60 ....:-D


Peu importe la valeur de cette limite, seul importe le fait qu'elle
existe. Dans quelques années, la respiration humaine consommera plus
d'énergie que le visionnage d'un contenu 8K.

> Tout ceci est connu depuis longtemps mais n'apporte rien à votre
> démonstration .


Ça apporte que nous nous approchons d'un plafond des débits qui va
s'accompagner d'une décroissance exponentielle de la consommation
énergétique en lien avec l'économie numérique.

> Je n'en ai pas souvenir, voyez vous !


C'est exactement ce que vous venez de faire pourtant.
Longeville (02/03/2020, 09h25)
Le 02/03/2020 à 00:42, Julien Arlandis a écrit :
> Le 01/03/2020 à 23:18, Longeville a écrit :
> Ça s'appelle la 5G, flux directionnel dirigé vers le récepteur et
> puissance adaptative => efficacité énergétique accrue.


Merci Julien, je connais très bien tout ça, vous prêchez un convaincu
sur ce sujet.

> Une extrapolation.


Une extrapolation qui repose sur des hypothèses à la fois lointaines et
imprécises.

> Dans le transport les flux d'information sont toujours restés
> relativement faibles, c'est plutôt la latence que l'on cherche à réduire
> pour gérer les collisions. Je ne pense pas qu'il y ait le moindre risque
> d'encombrement de la bande passante par les véhicules autonomes.
> Elles sont au contraire basées sur des limites physiologiques dont nous
> sommes tributaires.


Les flux de données n'adressent pas uniquement nos perceptions
sensorielles visuelles ou sonores. Il y a quantité d'autres usages mais
j'ai l'impression que vous ne parlez que des flux multimédias.

>> Il y a les deux. Le déploiement de la fibre et de la 5G apportent le

> streaming 4K, donc des nouveaux besoins, et il reste un peu plus de 2
> milliards d'êtres humains à connecter.
> Le streaming vidéo est de loin le cas d'usage le plus gourmand en bande
> passante qui correspond à la limite de ce que notre cerveau est capable
> de traiter. Quand un humain ne consomme pas de streaming sa consommation
> de data est donc nécessairement plus faible.


D'une part, dans le domaine du broadcast on ne peut pas comptabiliser
les flux en multipliant le débit d'un stream unitaire par le nombre
d'utilisateurs de ce même flux. Très clairement, un diffuseur ne
provisionne pas chez lui 30 Gbits s'il doit servir 30 clients à 1Gbits.
D'autre part, vous semblez particulièrement focalisé sur les données
multimédia. C'est assez réducteur.

>> Peu importe la valeur de cette limite, seul importe le fait qu'elle

> existe. Dans quelques années, la respiration humaine consommera plus
> d'énergie que le visionnage d'un contenu 8K.
> Ça apporte que nous nous approchons d'un plafond des débits qui va
> s'accompagner d'une décroissance exponentielle de la consommation
> énergétique en lien avec l'économie numérique.


Ca c'est votre postulat mais quid de la démonstration ? Je veux dire une
vraie démonstration avec des chiffres sourcés !!

> C'est exactement ce que vous venez de faire pourtant.


Je parle de votre anecdote sur les calculatrices.
Julien Arlandis (02/03/2020, 13h17)
Le 02/03/2020 à 08:25, Longeville a écrit :

>>> C'est bien une prédiction !

>> Une extrapolation.

> Une extrapolation qui repose sur des hypothèses à la fois lointaines et
> imprécises.


C'est l'essence même d'une extrapolation, ce serait même une conjecture.

> Les flux de données n'adressent pas uniquement nos perceptions
> sensorielles visuelles ou sonores. Il y a quantité d'autres usages mais
> j'ai l'impression que vous ne parlez que des flux multimédias.


Ce sont de très loin les plus énergivores et les plus problématiques
ils couvrent 99% de la bande passante. S'ils se trouvent limités pour les
raisons physiologiques que j'évoque et qu'en prime ils continuent d'être
distribués à coût énergétique exponentiellement décroissants avec le
temps, leur impact environnemental cessera d'être un problème dans le
futur. On peut à minima démontrer que le streaming vidéo et le jeu
vidéo en ligne tant décrié par les déclinologues, l'est pour de
mauvaises raisons qui font l'impasse sur les projections de la
technologie.

> D'une part, dans le domaine du broadcast on ne peut pas comptabiliser
> les flux en multipliant le débit d'un stream unitaire par le nombre
> d'utilisateurs de ce même flux. Très clairement, un diffuseur ne
> provisionne pas chez lui 30 Gbits s'il doit servir 30 clients à 1Gbits.
> D'autre part, vous semblez particulièrement focalisé sur les données
> multimédia. C'est assez réducteur.


Le streaming ce n'est pas du broadcast, si 1 milliards de personnes
regardent de la 4K sur netflix en même temps, il y a bien 30 Mbits * 10^9
bits qui transitent chaque seconde sur le maillage du réseau, cela
représente un total de 30 pétabits. Des chiffres qui paraitront
ridicules dans 30 ans !

>>> Tout ceci est connu depuis longtemps mais n'apporte rien à votre
>>> démonstration .

>> Ça apporte que nous nous approchons d'un plafond des débits qui va
>> s'accompagner d'une décroissance exponentielle de la consommation
>> énergétique en lien avec l'économie numérique.

> Ca c'est votre postulat mais quid de la démonstration ? Je veux dire une
> vraie démonstration avec des chiffres sourcés !!


Je vous ai donné le taux de croissance de l'efficacité énergétique des
lignes de transmission en fonction du temps, je vous ai donné un plafond
théorique du débit internet mondial en fonction du nombre d'habitants,
le reste est à celui qui sait manipuler les chiffres.

> Je parle de votre anecdote sur les calculatrices.


Dans les années 50 les calculateurs encombraient un immeuble à part
entière, les gens comme vous n'imaginaient pas qu'un jour ça tiendrait
dans une poche avec une pile plate. Quand je vous ai dit que dans le futur
les datacenters de Netflix tiendront dans une boite à chaussure, ça vous
fait rire. Qu'est ce que vous n'avez pas compris dans l'histoire de
l'informatique qui vous empêche de le penser ?
Longeville (02/03/2020, 14h41)
Le 02/03/2020 à 12:17, Julien Arlandis a écrit :
> Le 02/03/2020 à 08:25, Longeville a écrit :
>>>> C'est bien une prédiction !
>>> Une extrapolation.

>> Une extrapolation qui repose sur des hypothèses à la fois lointaines et
>> imprécises.

> C'est l'essence même d'une extrapolation, ce serait même une conjecture.


C'est bien ce que j'ai voulu dire !!
Conjecture : Supposition fondée sur des probabilités, mais qui n'est pas
contrôlée par les faits ; présomption, hypothèse

>> Ce sont de très loin les plus énergivores et les plus problématiques ils

> couvrent 99% de la bande passante.


Je ne sais pas d'où vous tenez ce chiffre, aucun de ceux que vous citez
n'est sourcé !

> S'ils se trouvent limités pour les
> raisons physiologiques que j'évoque et qu'en prime ils continuent d'être
> distribués à coût énergétique exponentiellement décroissants avec le
> temps, leur impact environnemental cessera d'être un problème dans le
> futur. On peut à minima démontrer que le streaming vidéo et le jeu vidéo
> en ligne tant décrié par les déclinologues, l'est pour de mauvaises
> raisons qui font l'impasse sur les projections de la technologie.
> regardent de la 4K sur netflix en même temps, il y a bien 30 Mbits *
> 10^9 bits qui transitent chaque seconde sur le maillage du réseau,


Pas du tout !! Je vous renvoie à la rubrique "Transport"
[..]

> cela
> représente un total de 30 pétabits. Des chiffres qui paraitront
> ridicules dans 30 ans !
> Je vous ai donné le taux de croissance de l'efficacité énergétique des
> lignes de transmission en fonction du temps, je vous ai donné un plafond
> théorique du débit internet mondial en fonction du nombre d'habitants,
> le reste est à celui qui sait manipuler les chiffres.


Chiffres non sourcés.

>> Dans les années 50 les calculateurs encombraient un immeuble à part

> entière, les gens comme vous n'imaginaient pas qu'un jour ça tiendrait
> dans une poche avec une pile plate. > Quand je vous ai dit que dans le
> futur les datacenters de Netflix tiendront dans une boite à chaussure,
> ça vous fait rire. Qu'est ce que vous n'avez pas compris dans l'histoire
> de l'informatique qui vous empêche de le penser ?


Tout simplement ce que je lis de vos prédictions chamaniques. J ne vois
aucun élément sourcé qui accrédite votre ..... conjecture.... dans le
futur !!
Ahmed Ouahi, Architect (02/03/2020, 15h17)
.... Comment en puisse-t-elle en être en marche si elle est d'ores et déjà en
cours cette dictature qui s'en est-elle rendue de plus en plus en pire de
façon monétaire toutefois y avait-on unifier l'europe pour strictement la
fortifier cette soi-disant dictature puisant par dessus le marché aussi par
la peur insoutenable sachant toutefois qu'à l'époque de l'empire romain
appelle-t-on exclusivement tous les dirigeants des dictateurs puisque à
l'époque ne pouvait-on aucunement les appeller autrement pour autant dont
la population locale en avait-elle toujours subutement et injustement été
écrasée ce qui s'en fasse-t-il que s'agraver jusqu'à nos jours par un moyen
ou par un autre ...
François Guillet (02/03/2020, 19h09)
Julien Arlandis avait soumis l'idée :
....
> Dans les années 50 les calculateurs encombraient un immeuble à part entière,
> les gens comme vous n'imaginaient pas qu'un jour ça tiendrait dans une poche
> avec une pile plate. Quand je vous ai dit que dans le futur les datacenters
> de Netflix tiendront dans une boite à chaussure, ça vous fait rire. Qu'est ce
> que vous n'avez pas compris dans l'histoire de l'informatique qui vous
> empêche de le penser ?


Longeville soit ne comprend pas et ne comprend même pas là où il ne
comprend pas, soit sombre dans la mauvaise foi quand parfois il
comprend qu'il racontait des conneries.
Nicolas Krebs (02/03/2020, 21h19)
François Guillet écrivit dans l'article
news:5e597ac7$0$5872$426a74cc

> contrepoints.org


Ho, un site web libéral !
Comme c'est curieux ! Comme c'est bizarre ! Et quelle
coïncidence ! ©Eugène Ionesco 1950
Julien Arlandis (21/03/2020, 13h17)
Le 01/03/2020 à 19:38, François Guillet a écrit :
> Julien Arlandis a présenté l'énoncé suivant :
> Du bon sens étayé et très instructif !


Je viens de tomber sur cette percée technologique qui met en perspective
un monde numérique à énergie sobre, instructif :
[..]

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