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cello (06/05/2007, 20h26)
(supersedes <mn.2cd27d75c7a50109.65198>)

p.68 / Les femmes, les hommes, l'alcool De Jean Maisondieu éd. Payot

L alcoolisme : vrai drame, mais fausse maladie ch. 2
Extrait

À la différence de l'ivrogne, l'alcoolique n'est pas chassé de la
société. Ce n'est plus un soiffard, c'est quelqu'un qui ne tient pas
l'alcool et qui ne tient pas devant l'alcool, à la différence des
buveurs « normaux ». D'une certaine façon, c'est un handicapé. Il ne
peut pas « boire comme e tout le monde ». Sa faiblesse est moins
faiblesse d'âme que faiblesse devant l'alcool. À ce titre, elle lui
vaut une certaine mansuétude de la part des buveurs « normaux » qu'elle
rassure sur leur force devant l'alcool. Eux, ne sont pas comme lui :
ils se tiennent bien et ils tiennent bien l'alcool.
L'ivrogne était un moins-que-rien, l'alcoolique est un faire-valoir. On
ne peut certes pas dire que le buveur excessif a acquis des lettres de
noblesse avec cette promotion. Mais, même si elle le confine le plus
souvent au bas de l'échelle sociale, sa réintégration comme malade
parmi les bien portants n'a été possible que parce que nous avons voulu
garder l'alcool à la disposition de la collectivité pour un usage
généralisé.
L'enfermement des conduites d'alcoolisation excessive dans le champ de
la médecine permet d'instituer une toxicomanie nationale licite sous
couvert de quelques (nombreux) déviants chargés de permettre aux autres
de se sentir normaux quand ils boivent trop, mais pas trop trop, juste
assez pour se sentir bien et sans même savoir qu'ils se droguent.
Formidable erreur ! Pour la faire cesser, il faut démontrer que si
l'alcoolisme est un vrai malheur, il est aussi une maladie chimérique
construite de bric et de broc. C'est important, car cette construction
chimérique a plus d'effets pathogènes qu'elle n'apporte d'aide aux
buveurs excessifs.
tonton68 (09/05/2007, 14h25)
cello a écrit :
[..]
> la médecine permet d'instituer une toxicomanie nationale licite sous
> couvert de quelques (nombreux) déviants chargés de permettre aux autres
> de se sentir normaux quand ils boivent trop, mais pas trop trop, juste
> assez pour se sentir bien et sans même savoir qu'ils se droguent.
> Formidable erreur ! Pour la faire cesser, il faut démontrer que si
> l'alcoolisme est un vrai malheur, il est aussi une maladie chimérique
> construite de bric et de broc. C'est important, car cette construction
> chimérique a plus d'effets pathogènes qu'elle n'apporte d'aide aux
> buveurs excessifs.

Je suis pas d'accord du tout avec vous, l'alcoolisme est une véritable
maladie, on ne devient pas alcoolique comme ça! Des circonstances ont
souvent pousser des gens normaux à sombrer dans l'alcoolisme, seul les
plus courageux veulent et peuvent s'en sortir!
Pour vous prouver que c'est bien une maladie, si vous êtes convoqué à
un controleur médical de la sécu, qu'il vous demande qu'elle sont vos
problèmes et que vous lui répondez que vous étiez alcoolique en cours de
traitement, il vous dira, continuez votre traitement,lorsque vous vous
sentirez assez fort pour reprendre le travail, voyez avec votre médecin
traitant, je ne vous reconvoquerais plus!
A ceux qui ont peur de dire qu'ils étaient alcoolique, n'ayez crainte,
c'est un honneur pour vous d'avoir su vous sortir de cette merde, cette
conclusion s'adresse aussi aux drogués repentis!
pepie (09/05/2007, 20h55)
"tonton68" <tonton68> a écrit dans le message de news:
4641bd7a$0$25951$ba4acef3...
> cello a écrit :


> Je suis pas d'accord du tout avec vous,


Bonjour tonton68,

Ca, faut le dire à l'auteur du livre : Jean Maisondieu :))

> l'alcoolisme est une véritable maladie, on ne devient pas alcoolique
> comme ça!


C'est bien vrai, on ne devient pas alcoolique *comme ça* ! Mais réfléchissez
tout de même à votre argument. Ce n'est pas parce qu'on *devient pas quelque
chose comme ça* (sous entendu : par la volonté du St-Esprit) que c'est alors
irrémédiablement signe de maladie. A vous écouter, par exemple, être
criminel multi récidiviste serait systématiquement être malade (on ne
devient pas criminel *comme ça*). Et que dire, aussi et sinon et pour
prendre également le contre pied (soyons objectifs), *d'être amoureux*..
C'est une maladie, ça aussi ?! (bon, qq part, oui ... lol) :))))

Non, non , je ne joue pas sur les mots, je suis très sérieuse. Pensez-y
bien. :)))

> Des circonstances ont souvent pousser des gens normaux
> à sombrer dans l'alcoolisme,


Souvent ? Il y a des *souvent* qui valent des *toujours* :-(

> seul les plus courageux veulent et peuvent s'en sortir!


Pas d'accord avec vous. Si tous les *courageux* (car il faut effectivement
une bonne dose de courage, mais ce n'est pas l'essentiel, non plus, pour
affronter ses démons les plus redoutables) peuvent s'en sortir, même les
plus faibles ont *aussi* envie (donc *veulent*) s'en sortir. Mettre en doute
la *parole* de ces derniers, même si on sait tous qu'ils manqueront de
forces, au final, n'est malgré tout pas acceptable.

Un tel discours les condamne irrémédiablement (ce que dit, justement,
Maisondieu). Oui, c'est totalement inacceptable et cela même si ces
principes ont aidé (c'est vrai) et continueront d'aider et malgré ces
erreurs, *certains* alcooliques. Les statistiques sont éloquentes, la
majorité des alcooliques est en échec devant l'abstinence. Aussi, on peut
tirer des conclusions comme celle que vous émettez plus haut (les plus
courageux, etc ...) mais on peut aussi (et vu le nombre de personnes
concernées, j'oserais dire : on *DOIT*) évaluer très sérieusement si cette
approche *classique* de nombre de mouvements, loin d'être une panacée,
n'atteint pas, très, très, vite, ses limites thérapeutiques et s'il n'y
aurait pas d'autres approches, *généralisables* (ce qui est le grand défi,
puisque, souvenez-vous, autant de malades autant de maladies) qui
permettraient de faire drastiquement baisser ces chiffres (en commençant
par offrir des voies de potentielle *guérison*, aux *autres* et notamment
les plus faibles).

> Pour vous prouver que c'est bien une maladie, si vous êtes convoqué à
> un controleur médical de la sécu, qu'il vous demande qu'elle sont vos
> problèmes et que vous lui répondez que vous étiez alcoolique en cours de
> traitement, il vous dira, continuez votre traitement,lorsque vous vous
> sentirez assez fort pour reprendre le travail, voyez avec votre médecin
> traitant, je ne vous reconvoquerais plus!


Que l'alcoolisme soit classé parmi les *maladies* c'est vrai, c'est bien la
réalité et comme toute réalité, ça a ses *bons* et ses *mauvais* aspects.
Cela dit, le fait que ce soit qualifié de maladie, n'est toujours pas et
pour autant, la *preuve* que ce soit effectivement une *maladie*.

Personnellement, je préfèrerais que l'on parle, à la rigueur, de *conduite
maladive*. Encore qu'alors et à bien y penser, on va dire que c'est
*l'exces* qui est une *maladie* .. Arghhh zut, c'est très compliqué tout
ça :)))) Mais c'est justement pour ça que le terme *maladie* peut
facilement être controversé. Je m'explique :

Bien sûr que l'on peut, comme pour toute maladie, décrire une
symptomatologie, plusieurs schémas pathologiques, plein d'hypopthèses
physiologiques et diverses pratiques thérapeutiques. Bien sûr que
l'alcoologie est désormais une spécialité médicale reconnue. Et alors ?!
Doit-on tout prendre au pied de la lettre ? A commencer par ce paradoxe, à
savoir que l'on parle bien et *partout* de *LA* (au singulier) maladie
alcoolique, alors que tout le monde est absolument d'accord pour reconnaître
qu'il y en autant, que de malades. Ce sont donc *LES* (au pluriel) maladies
alcooliques qu'il faudrait réellement dire. Vous en connaissez beaucoup,
vous, des *maladies* qui ont autant de formes variables que de malades ?
Bonjour la pagaille dans les facs de médecine :))))

> A ceux qui ont peur de dire qu'ils étaient alcoolique, n'ayez crainte,
> c'est un honneur pour vous d'avoir su vous sortir de cette merde, cette
> conclusion s'adresse aussi aux drogués repentis!


Repentis ? Aïe, aïe, aïe ... j'espère que vous n'êtes pas dans ce cas de
figure :(((( Relisez-vous et prenez conscience de l'incontestable dualité
(je devrais même dire *opposition*) qu'il y a entre ces deux notions que,
pourtant, vous attribuez, dans la même phrase, à la même origine
(l'abstinence) : *ressentir de l'honneur* et *être repentant*.

Isa

fu2 sur le forum d'origine de ce post : fr.soc.alcoolisme
cello (09/05/2007, 22h13)
Bonsoir, pourquoi n'avoir pas envoyé sur fsa au moins ?
Je vous lis ici grâce a pépie. autrement je passais a côté.
J'espère que ce n'est pas voulu :-(
tonton68 a exprimé avec précision :
> cello a écrit :
> Je suis pas d'accord du tout avec vous, l'alcoolisme est une véritable
> maladie, on ne devient pas alcoolique comme ça! Des circonstances ont souvent
> pousser des gens normaux à sombrer dans l'alcoolisme, seul les
> plus courageux veulent et peuvent s'en sortir!


Non on ne deviens pas alcoolique comme ça. Moi il a d'abord fallu mes 2
grands pères, puis mon père. Et des circonstances assez terribles.
En effet cela ne viens pas tout seul.
Le vrai responsable c'est le mal-être, et au delà, l'environnement. On
ne deviens pas alcoolique tout seul, non.
> Pour vous prouver que c'est bien une maladie, si vous êtes convoqué à
> un contrôleur médical de la sécu, qu'il vous demande qu'elle sont vos
> problèmes et que vous lui répondez que vous étiez alcoolique en cours de
> traitement, il vous dira, continuez votre traitement,lorsque vous vous
> sentirez assez fort pour reprendre le travail, voyez avec votre médecin
> traitant, je ne vous reconvoquerais plus!


Dans un système que le côté 2maladie" de cette surconsommation arrange,
en évitant d'aller trop au fond des choses qui permettraient de voir ou
vraiment la chatte a mal aux pieds, et qui permet de continuer
l'exploitation économique de l'alcool, même si, on va sûrement gâcher
la vie du 10ème de la population, et même d'en tuer pas mal, comme
s'étonner que le système qui s'enrichit avec cela n'encourage ses
médecins a mettre les pas courageux en bocaux biens étiquetés
"Alcoolique
Et comme on sait que ce produit et d'autres corrompt d'abord le courage
chez le consommateur, tout en lui donnant l'illusion qu'il en est
plein, la société a beau rôle de traiter cela de manière manichéenne.
les "courageux d'un côté, et les moins courageux a la morgue. au moins
on se débarrasse d'images encombrantes.

> A ceux qui ont peur de dire qu'ils étaient alcoolique, n'ayez crainte, c'est
> un honneur pour vous d'avoir su vous sortir de cette merde, cette conclusion
> s'adresse aussi aux drogués repentis!

Je ne m'en suis pas sorti du tout par du courage. Je m'en suis sorti
parce que je ne supportais plus la douleur, parce que j'ai eu vraiment
peur de crever. Cela n'a rein a voir avec le courage. avec un instinct
de survies survenu 1 millimètre avant la marge fatale.
Ce dégoût m'a une ultime fois donné le vrai dégoût de moi même, et
l'envie de guérir enfin les causes qui me faisaient fuir dans l'alcool.
Mais d'abord, j'ai du entraîner la micro volonté qui me restait, et le
même micro courage, et a développer tout ça.
Ca prend du temps je vous le jure.
Pour cela qu'il ne faut pas dire qu'il y a des pas courageux, et des
courageux. lI y a ceux qui tombent juste au bon moment avec leur peur
de la mort. Et pour d'autres pas encore, car c'est encore trop tôt. Ou
trop tard.
N'oubliez pas non plus que quoi qu'en disent les mouvements d'anciens
buveurs et leurs illusions, et bien au bout de 10 ans, il ne reste
qu'environ 2 a 5 % des personne qui s'en sont vraiment sorties.
La plupart des guéris eux on ne les vois souvent du tout. Ils s'en
balancent de toutes ces sonneries. Et je les comprends. Ils font du
vélo, de la musique de la pêche, l'amour... ils revivent enfin quoi.

Tout cela parce que ces mouvements font abstractions des véritables
causes, et pensent que du moment que l'on vit dans l'abstinence, on est
sorti de l'auberge. Loin s'en faut.
Tant que l'on traitera l'alcoolisme comme une maladie véritable, on
empêchera les gens d'éliminer leur mal-être, en en créant un fictif
bien-être. Mais les renvois aigres, venant du fond de sa conscience,
personne n'en parle jamais.
Mais voila, l'économie a besoin de pépettes, et fait tout pour mettre
les alcolos en bouteilles.

Et venez aussi sur Fsa pour parler alcool s'il vous plait,ça fait
partie également de ce courage que vous vénérez tant.
Bonne soirée.
cello (09/05/2007, 23h31)
(supersedes <mn.4d357d758cc8c7f3.65198>)

Bonsoir, pourquoi n'avoir pas envoyé sur fsa au moins ?
Je vous lis ici grâce a pépie. autrement je passais a côté.
J'espère que ce n'est pas voulu :-(
tonton68 a exprimé avec précision :
> cello a écrit :
> Je suis pas d'accord du tout avec vous, l'alcoolisme est une véritable
> maladie, on ne devient pas alcoolique comme ça! Des circonstances ont
> souvent pousser des gens normaux à sombrer dans l'alcoolisme, seul les
> plus courageux veulent et peuvent s'en sortir!


Non on ne deviens pas alcoolique comme ça. Moi il a d'abord fallu mes 2
grands pères, puis mon père. Et des circonstances assez terribles.
En effet cela ne viens pas tout seul.
Le vrai responsable c'est le mal-être, et au delà, l'environnement. On
ne deviens pas alcoolique tout seul, non.
> Pour vous prouver que c'est bien une maladie, si vous êtes convoqué à
> un contrôleur médical de la sécu, qu'il vous demande qu'elle sont vos
> problèmes et que vous lui répondez que vous étiez alcoolique en cours de
> traitement, il vous dira, continuez votre traitement,lorsque vous vous
> sentirez assez fort pour reprendre le travail, voyez avec votre médecin
> traitant, je ne vous reconvoquerais plus!


Dans un système que le côté "maladie" de cette surconsommation arrange,
en évitant d'aller trop au fond des choses qui permettraient de voir ou
vraiment la chatte a mal aux pieds, et qui permet de continuer
l'exploitation économique de l'alcool, même si, on va sûrement gâcher
la vie d'un 10ème de la population, sans compter l'entourage que l'on
peut multiplier par 3 ou 4, et même d'en tuer pas mal, comment
s'étonner que le système qui s'enrichit avec cela n'encourage ses
médecins a mettre les "pas courageux en bocaux" biens étiquetés
"Alcoolique
Et comme on sait que ce produit et d'autres corrompt d'abord le courage
chez le consommateur, tout en lui donnant l'illusion qu'il en est
plein, la société a beau rôle de traiter cela de manière manichéenne.
Les "courageux d'un côté, et les moins courageux a la morgue. Au moins
elle se débarrasse d'images encombrantes.

> A ceux qui ont peur de dire qu'ils étaient alcoolique, n'ayez crainte,
> c'est un honneur pour vous d'avoir su vous sortir de cette merde, cette
> conclusion s'adresse aussi aux drogués repentis!


Je ne m'en suis pas sorti du tout par du courage. Je m'en suis sorti
parce que je ne supportais plus la douleur, parce que j'ai eu vraiment
peur de crever. Cela n'a rien a voir avec le courage. Mais plutôt avec
un instinct de survies survenu 1 millimètre avant la marge fatale.
Ce dégoût m'a une ultime fois donné le vrai dégoût de moi même, et
l'envie de m'occuper enfin des causes qui me faisaient fuir dans
l'alcool. Mais d'abord, j'ai dû entraîner la micro volonté qui me
restait, et le même micro courage, et me mettre a développer tout ça.
Ca prend du temps je vous le jure. Mais on en sort *guéri*. Oui M'sieur
;-)
Pour cela qu'il ne faut pas dire qu'il y a des pas courageux, et des
courageux. lI y a ceux qui tombent juste au bon moment avec leur peur
de la mort. Et pour d'autres pas encore, car c'est encore trop tôt. Ou
trop tard.
N'oubliez pas non plus que quoi qu'en disent les mouvements d'anciens
buveurs et leurs illusions, et bien au bout de 10 ans, il ne reste
qu'environ 2 a 3 % des personne qui s'en sont vraiment sorties.
La plupart des *guéris* eux on ne les vois souvent plus du tout. Ils
s'en balancent de toutes ces sonneries. Et je les comprends. Ils font
du vélo, de la musique de la pêche, l'amour... ils revivent enfin quoi.

Tout cela parce que ces mouvements font abstractions des véritables
causes, et pensent que du moment que l'on vit dans l'abstinence, on est
sorti de l'auberge. Loin s'en faut.
Tant que l'on traitera l'alcoolisme comme une maladie véritable, on
empêchera les gens d'éliminer leur mal-être, en en créant un fictif
bien-être. Mais les renvois aigres, venant du fond de sa conscience,
personne n'en parle jamais.
Sans compter avec le côté égocentrique de ce repliement, qui va
empêcher les suivants a trouver une véritable guérison. Mais C'est vrai
que des *guéris* la société s'en passe. Le meilleurs outils étant la
lucidité, et la raison les gouvernements doivent s'en méfier comme de
la peste. penmsez des cytoyens qui voient enfin clair et se emttent a
penser juste. brrrr...
Mais voila, l'économie a besoin de d'argent, et fait tout pour mettre
les alcolos en bouteilles.

Bonne soirée.
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